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Team Buddies

Section Test.


Pas de sortie au Japon
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Team Buddies
18/09/2000
Edité par Midway
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Team Buddies
15/09/2000
Edité par Activision
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Console: Sony Playstation
Genre:Action
Développeur: Psygnosis
Joueurs: 1 à 4
Une exclusivité Sony Playstation

Photo de la boite de Team Buddies
Team Buddies, capture d'écran Team Buddies, capture d'écran Team Buddies, capture d'écran
Aujourd’hui test original pour jeu qui l’est tout autant, à savoir Team Buddies sur Playstation première du nom. Le soft fut créé par feu Psygnosis, célèbre studio de développement et d’édition dont vous avez forcément croisé la route à un moment ou à un autre puisqu’ils sont également plus ou moins impliqués dans des titres comme Lemmings, Destruction Derby ou encore WipEout... Ce studio n’en était pas à son coup d’essai concernant les expériences videoludiques, puisque l’on peut également retrouver Overboard! ou encore Kula World sur leurs tablettes d’éditeur. Des jeux au gameplay atypique, tranchant clairement avec ce que l’on pouvait trouver à cette période, au même titre que le soft dont nous allons parler ci-après. A noter que Psygnosis a été acquis en 1993 par Sony puis incorporé à Sony Europe en 1999. Team Buddies est donc l’une des ultimes créations de ce studio mythique qui a grandement participé au succès de la 32 bits de Sony.

Scénario: « C’est quoi ce bordel?!!!»

Vous vous demanderez certainement pourquoi je commence cette partie scénario par de tels mots orduriers. Et bien c’est très simple, c’est exactement de cette façon que débute l’introduction scénaristique du livret! Décalée à souhait, grossière et quelquefois vulgaire, cette partie ne sera évidemment pas à mettre devant toutes les mirettes, contrairement à ce que pourraient laisser penser nos joyeux personnages colorés.

Tout se passait à merveille à Buddieland, où la vie se résumait à la fraternité, à l’amitié et à de joyeuses «techno parties» (avec DJ, sono et tout l'attirail, comme l’atteste la cinématique d’intro...). Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Un vrai paradis, que le livret n’hésite pas à qualifier de « chiant comme la mort... »

C’est alors qu’un évènement inattendu se produisit : une grosse éclipse. Ou plutôt, la venue d’une sorte d’immense dirigeable, rempli de caisses multicolores qui se mirent à pleuvoir sur Buddieland. Nos joyeux compères colorés commencèrent à ouvrir ces caisses et s’aperçurent dans un premier temps qu’ils pouvaient s’en servir pour créer des Buddies de leur espèce. C’est dans un second temps qu’ils se rendirent compte de l’intérêt premier de ces objets : la création d’armes. Ils se mirent dès lors à fabriquer toujours plus de sulfateuses, grenades et autres tanks afin d’établir une «suprématie des tribus». Plus besoin dès lors de promener son chien, je cite : «qu’ils se démerdent tout seuls ces gros fainéants!» ....

Autant dire que cette partie scénario, si l’on occulte une certaine vulgarité «de bonne guerre», tient plutôt la route... Et le livret de conclure «j’adore l’odeur de l’ennemi Buddie frit au petit matin...», un hommage à Apocalypse Now, sans blague...

Réalisation: «Buddieland était un havre de paix"

La première chose qui sautera aux yeux des néophytes, c’est sans nul doute l’aspect coloré du soft. La cinématique d’introduction en sera un exemple flagrant, avec tous ces Buddies se déhanchant au son de la dance music dans une ambiance joyeuse et un univers enjoué. Les textures seront assez fines bien que peu détaillées, et ce dans toutes les cinématiques que vous rencontrerez. Tout est fait pour respecter le second degré du titre au demeurant, pas de défauts majeurs à signaler.

Nos Buddies, parlons-en justement. Première chose surprenante, on peut remarquer que les développeurs ont pris le parti du strict minimum concernant l’aspect physique de leurs protagonistes. Les Buddies ne comporteront donc qu’un tronc de forme ovoïde, deux mains et deux pieds, séparés du corps à la Rayman. Seuls des yeux et une bouche seront visibles au niveau de leur tête, laissant entrevoir l’humeur de l’intéressé. Ces curieux bonshommes diffèreront par une caractéristique essentielle, à savoir la couleur de leurs corps, représentant chacune une tribu. On trouvera donc des Buddies bleus, violets, verts, jaunes, oranges, pourpres... Les animaux suivront à peu près le même schéma de principe avec ce design épuré mais pas ridicule pour autant. On distinguera donc chiens et chats au milieu du champ de bataille.

Buddieland, quant à lui (servant accessoirement de très grande arène de combat), avec son aspect cartoon et ses couleurs vives sans être criardes, est totalement dans l’esprit déjanté du soft. On pourra regretter une certaine redondance des décors puisque certains backgrounds se retrouveront assez souvent d’un tableau à un autre avec notamment des arbres, des bâtiments, des bancs, des routes... Aspect qui reviendra malgré quelques variantes liées au thème du monde abordé, comme le désert, le monde enneigé, le terrain désolé... En revanche, pas de bugs à signaler. Les animations sont fluides et l’Intelligence Artificielle est des plus correctes.

Une partie réalisation en adéquation avec l’originalité entrevue auparavant. Simple mais très efficace.

Gameplay: «Prêt à casser du Buddie? C’est parti!»

Team Buddies s’articule autour de deux modes de jeu distincts, chacun possédant ses propres spécificités. Au mode solo s'ajoute donc un mode multijoueur permettant de se mesurer à un, deux voire trois adversaires dans des joutes endiablées. Nous y reviendrons.

A tout seigneur tout honneur, nous allons parler de la partie solo. Vous commencerez donc par choisir une couleur pour vos Buddies. Une fois la sélection faite, un «menu de monde» s’affichera, dans lequel vous devrez sélectionner un level disponible, les autres étant grisés et se déverrouillant au fur et à mesure de votre avancement. Un rapide briefing introduira alors votre situation en tant que soldat Buddie aux ordres du Président, ainsi que les objectifs à atteindre. Il faudra donc mener à bien les missions énoncées pour mettre un terme à la partie et réussir un niveau.

Le stage peut alors commencer. Le joueur aura à sa disposition un ou deux Buddies qu’il pourra contrôler et assigner à des tâches. Première remarque : chaque camp disposera de sa base représentée par une sorte de petit château fort avec à ses côtés un petit drapeau flottant indiquant l’état de l’édifice. Non loin de là, sera disposé un petit damier de deux cases sur deux appelé «zone d’empilement», l'un des piliers du gameplay de Team Buddies. En effet, à côté de votre base, vous trouverez une zone d’atterrissage où seront TOUJOURS parachutées des caisse jaunes à bords rouges. Contenant munitions et cœurs restaurant la santé, elles pourront être brisées mais serviront avant tout à progresser dans une partie. Aux commandes d’un Buddie, vous pourrez soulever une de ces caisses avec la touche «carré» et aller la déposer sur le damier. Si vous décidez de briser la caisse (touche «rond») tout de suite après l’avoir placée sur le damier, vous obtiendrez une arme de base pour votre personnage. Si vous empilez une caisse par dessus l’autre, vous créerez un Buddie (quatre maximum par partie et par équipe); les disposer l’une à côté de l’autre donnera des grenades, quatre sur un palier octroieront une arme lourde, quatre caisses verticalement disposées créeront un Buddie commando (déjà armé) et huit caisses empilées pour former un gros cube (le maximum que l’on peut disposer), verront apparaitre un tank.

Il va de soi qu’il faudra s’armer et compter sur quatre combattants le plus vite possible, ceci afin de détruire l’équipe ennemie tout en ayant le temps d’accomplir les objectifs secondaires (timer serré oblige). Quelques remarques sur ce système. Ce sera à vous de voir quels sont les procédés les plus efficaces pour rapidement en finir avec l’ennemi ou organiser une défense. Sachez cependant que ce système d’empilement s’utilise avec parcimonie, car certaines dispositions (2 horizontales, 2 verticales, 4 verticales, 4 horizontales, 8 caisses) feront fusionner ces mêmes caisses sans que vous ne puissiez revenir en arrière. Sachez aussi que vous devrez surveiller votre base comme le lait sur le feu, sa destruction entrainant également celle de la zone d’empilement, et logiquement votre capacité à vous armer et à renouveler votre contingent. Une remarque qui s’applique également à la partie adverse...

Petit détail supplémentaire, outre les caisses rouges qui tomberont du ciel à foison, vous aurez peut-être l’occasion d’apercevoir des caisses bleues ça et là, items qui permettront de booster l’efficacité de vos créations mais que l’on ne trouvera en contrepartie que très rarement. Une seule chose : ne pas se les faire voler par l’ennemi, qui les convoite aussi et qui n’hésitera pas à aller les dénicher dans votre camp! A noter l’apparition aléatoire de «megacaisses» noires, contenant uniquement des armes spéciales ou des véhicules impossibles à construire en temps normal, et activables en actionnant des commutateurs.

Et c’est là qu’intervient tout ce qui fait le charme de ce titre et que j’ai déjà souligné : il est possible de donner des ordres à vos camarades Buddies. Par des pressions successives sur la touche «L2», vous visualiserez les différentes possibilités qui s’offrent à vous. Si vous désirez équiper l'un de vos soldats d’un bazooka, choisissez le signe correspondant en haut à droite de l’écran (à côté des barres d’énergie des Buddies) et tout votre «armée» ira joyeusement chercher des caisses pour participer à l’effort de guerre. La touche «L1» servant quant à elle à donner des ordres primaires comme «attaquer» ou «défendre» à tout ce beau monde, et la touche «triangle» permettant d’alterner les personnages contrôlés, vous êtes parés pour la conquête de Buddieland. Un monde où le moindre arbre peut cacher une arme inédite ou un bonus rare, et dans lequel il est possible de dresser la faune pour qu’elle combatte à vos côtés. Une interactivité totale avec le background, augmentant un peu plus encore des possibilités déjà nombreuses.

S’étalant sur une trentaine de niveaux dans huit mondes différents, on ne pourra que saluer la durée de vie du soft, car ne vous y trompez pas, ce jeu est loin d’être une sinécure comme pourraient le laisser penser son atmosphère bon enfant et ses couleurs chatoyantes. Les timers présents dans chaque stage rehaussant considérablement la difficulté, vous devrez certainement vous y prendre à plusieurs fois pour accomplir une mission mais aussi des objectifs secondaires dans les temps impartis. Heureusement, un mode sauvegarde vous permettra de sauver votre partie à chaque stage mené à bien.

Je terminerai cette partie solo sans spoiler mais en ajoutant que vous n’êtes pas au bout de vos surprises, avec au fur et à mesure de votre aventure l’apparition de nouvelles possibilités (Buddies médecins, Ninjas, nouvelles armes...) agrémentant encore et toujours un périple déjà bien fourni. Ultime remarque sur cette partie, les possibilités de construction citées (bazooka, tank...) ne représentent qu’une faible part de l’arsenal présent dans le jeu, à vous de découvrir le reste!

Il est maintenant temps d’aborder le deuxième axe du gameplay de Team Buddies, à savoir son mode multijoueur, qui permet donc à quatre joueurs de s’affronter (via un multitap sur écran splitté) ou bien de croiser le fer avec jusqu’à trois bots dont on peut choisir le degré d’IA.

Quatre modes de jeu seront alors disponibles (débloqués en fonction de votre avancement), tous soumis à des timers. Un deathmatch classique où le but est d’écraser les entités ennemies, un mode «domination» dans lequel il faudra s’emparer de points de contrôle tout en combattant l’ennemi, un mode «capture» où vous devrez kidnapper les animaux adverses dans leur enclos tout en défendant farouchement votre territoire afin de marquer des points... Le mode le plus original ne sera autre que la «balle piégée», sorte de handball avec une bombe qui doit exploser dans le but adverse, le terrain étant truffé de bonus et autres armes vous permettant d’attaquer, défendre voire même insulter l’ennemi!

Autant dire qu’avec toutes ces possibilités, le jeu a de quoi vous tenir en haleine des heures durant, et ce que ce soit en solo ou dans des joutes délirantes en multi! Une réussite.

Bande-son: «Bon ouvrez bien les oreilles!»

Le titre ne brille pas par ses mélodies puisqu'elles s'apparenteront, dans leur majeure partie, à de banales musiques d’ambiance que l’on pourrait retrouver dans n’importe quel ascenseur et s’avèreront au final très discrètes.

Non, l’intérêt de la bande-son du soft est ailleurs. Vous vous rendrez rapidement compte que la parlotte est une discipline où nos amis colorés excellent, chaque couleur de Buddies ayant son timbre de voix et ses répliques dédiées. L’humour est encore une fois de la partie, puisque l’on assimilera les différents Buddies à divers pays existant réellement de par leurs dialogues. Ces commentaires seront dans la veine humoristique et décalée du soft, parfois à la limite du vulgaire, mais funs avant tout. Les autres effets sonores (explosions, constructions...) seront quant à eux de bonne facture.

Conclusion: 16/20

Team Buddies fait partie de ces jeux que beaucoup de gens connaissent après l’avoir entrevu sur démo. Son prix sur certains sites de vente montre que finalement peu de personnes ont pu se le procurer, un souci de distribution peut-être? Fort dommage, car le titre possède une atmosphère totalement déjantée qui lui est propre, que l’on parle de ses graphismes «cartoon» colorés, de ses dialogues loufoques ou bien encore de son manuel d’instructions. Le gameplay du soft n’était pas non plus en reste, puisque l’originalité en était le maître-mot, dans ce monde où stratégie, action, plateforme et réflexion se mêlaient aléatoirement pour éviter la monotonie, que ce soit dans une aventure solo ou en multijoueur. A essayer d’urgence pour les amateurs de jeux atypiques qui ne le connaitraient pas encore...


Article publié le 04/08/2012 Jeu testé par Hijaki