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Rival Schools

Section Test.


Shiritsu Justice Gakuen : Legion of Heroes
30/07/1998
Edité par Capcom
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Rival Schools
30/09/1998
Edité par Capcom
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Rival Schools : United By Fate
??/11/1998
Edité par Virgin Interactive
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Console: Sony Playstation
Genre:Combat
Développeur: Capcom
Joueurs: 1 à 2
Une exclusivité Sony Playstation
Vidéo(s) commentée(s): 1
Photo de la boite de Rival Schools
Rival Schools, capture d'écran Rival Schools, capture d'écran Rival Schools, capture d'écran
Qui ne connaît pas Capcom pour son savoir faire dans le domaine des jeux de baston ? Qui n’a jamais joué à un Street Fighter ? Il est vrai que c’est sans aucun doute cette série qui a fait la renommée de l’éditeur. Pourtant, une fois n’est pas coutume, sort en 1999 un jeu de combat totalement à part de cet univers si connu. Il s’agit de Rival Schools. Si l’influence de Ryu, Ken et toute la clique est flagrante dans ce titre, il parvient à s’en démarquer sur de nombreux points.

Réalisation (11/20)

Tout d’abord au niveau de la réalisation. En effet si Capcom nous avait habitués à des jeux de baston en 2D, celui-ci est réalisé intégralement en 3D (du moins pour les personnages). L’animation est exemplaire et la vitesse est tout simplement extraordinaire pour un titre de ce genre (en comparaison de Street Fighter EX plus Alpha par exemple). Par contre, la modélisation des personnages est très grossière et anguleuse du fait de la basse résolution du jeu (on aura parfois l’impression lors des gros plans de jouer au premier Virtua Fighter sorti sur Saturn). Les textures bavent énormément et on remarquera également quelques bugs d’affichage mineurs (de clignotement principalement). Ceci est vraiment dommage car le titre avait tout pour séduire visuellement notamment avec ses décors plus que sympathiques et très variés (gymnase, cour de récré, salles de cours…), sa séquence d’introduction très manga non moins soignée et l’énorme variété des personnages puisqu’en comptant les cachés que vous débloquerez de haute lutte, vous aurez un panel impressionnant de quarante deux protagonistes aux styles de combat très variés (de même que leur apparence) et adaptés à la discipline du perso (footballeur, joueur de Base Ball, volleyeuse, professeur, boxeuse, motarde, infirmière…). On appréciera également la présence de la jeune Sakura, seule rescapée des Street Fighters qui se retrouve ainsi dans son environnement à savoir l’école. On retrouvera aussi une abondance d’effets lumineux en tous genres lors des coups spéciaux ce qui sera fort sympathique même si on regrettera qu’ils soient parfois si pixellisés. Enfin, les zones de combat sont de très grande taille et la caméra s’éloigne lorsque vous prenez vos distances avec votre adversaire. Réalisation correcte donc même si la mauvaise modélisation des personnages et le manque de soin général flagrant de l’aspect graphique du jeu viennent un peu ternir ce bilan élogieux. Toutefois le titre se rattrape bien en étant très coloré et rapide.

Gameplay (19/20)

Niveau maniabilité, Rival Schools risque de beaucoup dérouter les adeptes de Street Fighter dans un premier temps. Ainsi le nombre de boutons de coups de pied et de coups de poing passe de trois à deux (faible et fort, exit le moyen). Les deux touches ainsi récupérées ont été affectées à la rotation de votre personnage qui pourra à présent tourner autour de son adversaire dans un environnement 3D très bien exploité. Les barres de super coups sont toujours présentes mais passent quant à elles de trois à neuf, ce qui vous permettra de faire des réserves conséquentes et d’enchainer ensuite les hits sur votre adversaire sans qu’il ne puisse réagir. Vous pourrez au prix d’une de ces barres déclencher des super combos de la même manière que dans SF (sachant que les enchainements peuvent se poursuivre dans les airs). Tout comme dans les cross-over de chez Capcom, vous choisirez ici deux personnages avant de combattre et pourrez durant le combat faire appel à votre équipier pour déclencher des coups spéciaux à deux (au prix de deux jauges). Et là le résultat est grandiose : vous verrez par exemple l’un tenir l’adversaire pendant que l’autre le rouera de coups, ou bien les deux compères le prendre l’un par les bras et l’autre par les jambes et le taper contre le sol… La variété de ces coups spéciaux en binôme est énorme puisqu’ils varieront selon les personnages que vous associerez (d’autant plus que certains coéquipiers ne vous assisteront pas dans votre attaque mais restaureront votre énergie) mais la constante sera le fun des combinaisons ainsi mises en place. On remarquera également les projections qui varieront selon votre position par rapport à votre adversaire (devant ou derrière lui). Enfin, la volonté de Capcom d’en faire un jeu au gameplay à la fois recherché et grand public est flagrante puisque les débutants n’auront qu’à appuyer sur L1 ou L2 pour déclencher un super coup. A noter également, la possibilité de switcher entre vos deux personnages à la fin d’un round quelle que soit l’issue de ce dernier et celle de pouvoir vous rétablir rapidement sur vos deux jambes lorsque vous êtes projeté au lieu de tomber. On est donc ici en présence d’une jouabilité innovante et très agréable puisqu’il y a fort à parier que vous ne verrez pas le temps passer lorsque vous jouerez à ce jeu tant le fun et le plaisir de jouer sont grands.

Bande son (15/20)

Les musiques sont également de bonne facture et ont le mérite d’être bien adaptées à l’environnement auquel elles sont associées (par exemple une musique Hawaïenne lorsque vous vous battez sur la plage). On leur reprochera néanmoins d’être parfois beaucoup trop répétitives. Les bruitages sont dans la grande tradition de Street Fighter de même que les voix des personnages bien réussies. Bande son de bonne qualité donc même si elle reste perfectible.

Scénario (-)

Il serait abusif de parler de scénario ici, mais je vais un peu replacer le jeu dans son contexte. Le proviseur de l’école où vous vous trouvez a été victime d’un maléfice lancé par un étudiant et perd ainsi son sens de la justice, distribuant les heures de colles et autres gentillesses du même genre à tout va. Ceci va avoir pour effet de créer un climat de tension entre les différentes factions des élèves et les professeurs, donnant lieu à des affrontements à grand renfort de boules de feu. Une seule chose comptera : sauver l’honneur de l’école. « Scénario » très original donc qui a le mérite de rompre avec la tradition du grand méchant Bison qu’il faut tuer à tout prix.

Durée de vie (19/20)

Et cette trame de fond sera juste un prétexte à de longues heures de jeux. En effet, Capcom ne s’est pas ici contenté de nous livrer une copie conforme de la version arcade mais a agrémenté son titre de nombreux autres modes de jeu. Vous aurez donc bien entendu droit aux traditionnels modes arcade qui vous mettra aux prises avec tous les personnages du jeu et versus pour vous battre contre vos amis mais également aux modes coopération (vous permettant de jouer jusqu’à quatre via un multitap), ligue qui fera s’affronter jusqu’à six équipes de deux lors de matchs avec à terme un classement par points, et Tournoi qui tout comme dans les jeux Dragon Ball Z vous fera affronter des combattants dans des matchs à élimination directe jusqu’à la grande finale tant attendue. Vous aurez également droit à un tutorial en images et, idée intéressante, à quelques mini-jeux comme des penaltys avec Roberto le joueur de foot par exemple (sachant que pour les débloquer, vous devrez terminer le jeu en mode hard avec certains personnages bien précis). Vous pourrez également vous atteler à la tâche de débloquer les personnages cachés, tâche qui vous occupera un bon bout de temps puisque pour cela vous devrez terminer le titre vingt-quatre fois. Enfin, essayer chacun des quarante deux persos ainsi que toutes les équipes possibles (pour voir tous les doubles combos réalisables) vous prendra également un temps considérable. Le jeu est réparti sur deux CD-ROM, le premier contenant les modes arcade et versus et le second tous les autres modes de jeux. Durée de vie énorme donc (surtout pour un jeu de combat), en solo et à fortiori en multijoueur, d’autant plus qu’au niveau de difficulté maximal le challenge est énorme.

Conclusion (18/20)

Nous sommes donc ici en présence d’un jeu de baston 3D original et innovant aussi bien au niveau de ses modes de jeu que de son gameplay et son contexte de guerre des récrés peu commun. On pourra lui reprocher sa réalisation vraiment limite mais le fun du titre vous fera bien vite oublier cela et retiendra votre intérêt pendant de longues heures de jeu. Jeu à recommander pour tous les fans de jeux de baston qui contribue à renouveler un peu le genre, ce qui n’est pas un mal.


Article publié le 04/08/2008 Jeu testé par Manuwaza