lien vers mail lien vers facebook lien vers twitter lien vers youtube lien vers dailymotion lien vers le forum d'Oldies Rising
Recherche Avancée

Crash Bandicoot 2

Section Test.


Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back
18/12/1997
Edité par Sony Computer Entertainment Inc
________________________
Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back
31/10/1997
Edité par Sony Computer Entertainment America
________________________
Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back
01/12/1997
Edité par Sony Computer Entertainment Europe
________________________
Console: Sony Playstation
Genre:Plates-Formes
Développeur: Naughty Dog
Joueurs: Solo uniquement
Une exclusivité Sony Playstation
Vidéo(s) commentée(s): 1
Photo de la boite de Crash Bandicoot 2
Crash Bandicoot 2, capture d'écran Crash Bandicoot 2, capture d'écran Crash Bandicoot 2, capture d'écran
Un an après le phénomène Crash Bandicoot, la bestiole australienne nous revient dans une suite plus déjantée que jamais nommée Cortex Strikes Back. Préparez vous pour une aventure riche en pièges et autres ennemis tous plus farfelus les uns que les autres et embarquez pour cette fantastique aventure.

Scénario (16/20)

L’histoire de cet opus commence juste à la fin du précédent. Vaincu par Crash, Neo Cortex tombe dans une grotte contenant des cristaux d’une puissance phénoménale. En bon mégalomane, il pense évidemment immédiatement à utiliser cette puissance à des fins maléfiques. Un an plus tard, Crash est en train de se reposer aux côtés de Coco qui travaille sur son PC portable. Lorsque la batterie de ce dernier tombe en rade, la belle envoie son chevalier servant lui en chercher une autre et Cortex en profite pour discuter avec Crash. Selon lui, treize planètes sont sur le point de s’aligner et ainsi de dégager une énergie qui pourrait détruire la terre. La seule chance de sauver la planète bleue repose sur le ramassage de vingt cinq cristaux qui pourraient absorber la puissance dévastatrice et ainsi éviter l’extinction de toute vie sur terre. Vous l’aurez compris, Crash va être la cible d’une odieuse manipulation de la part de son pire ennemi et va lui même ramasser les vingt cinq cristaux qui ne seront que l’outil de la vengeance de Cortex.

Durée de vie (18/20)

Pour cela, notre (anti ?) héros va devoir parcourir vingt cinq niveaux répartis entre cinq Warp Rooms. En effet, le système des iles est ici remplacé par une salle contenant cinq portails dimensionnels vous envoyant chacun dans un niveau contenant un cristal que vous devrez ramasser (si le système du précédent épisode empruntait beaucoup à Donkey Kong Country, celui serait plutôt copié sur Super Mario 64 avec ses tableaux). L’avantage d’un tel système est de vous laisser relativement libre du choix de votre niveau, puisque vous pourrez les terminer dans l’ordre de votre choix (attention toutefois car la Warp Room suivante ne se débloquera que lorsque vous aurez terminé la précédente). A la fin de chaque Warp Room, vous devrez affronter un boss dont certains sont parfois très difficiles à battre. Le principe de la méthode spéciale pour tuer chacun d’entre eux a été repris et vous devrez vous creuser les méninges pour venir à bout de ces créatures peu sympathiques. A noter que des têtes connues feront leur grand come-back (comme Ripper Boo par exemple).

Vous rencontrerez tout au long des niveaux, à l’instar du premier opus, de nombreux pièges qui vous donneront du fil à retordre. Si les classiques caisses de TNT ou de Nitro et autres gentillesses du même genre sont toujours présentes, de nouveaux pièges viendront enrichir cet arsenal comme par exemple de la boue qui rendra vos déplacements plus difficiles, des mines, des champs électriques ou des pics de glace vous tombant dessus. Les façons de mourir n’en seront que plus variées et le jeu ne perd ainsi rien de son énorme difficulté. Mais celle-ci sera nettement moins frustrante que celle du premier opus puisque le système de sauvegarde a été entièrement revu et vous permettra maintenant de sauvegarder à la fin de chaque niveau (une fois revenu dans la Warp Room) et de conserver les pommes et les vies accumulées. Le jeu sera ainsi beaucoup moins agaçant et rebutera moins de joueurs, sans pour autant perdre le niveau élevé du challenge qu’il offre. Et si finir le jeu vous parait facile, pourquoi ne pas relever le défi de le terminer à 100% (en débloquant la Warp Room optionnelle, en trouvant tous les innombrables passages secrets et en menant à bien une chasse aux gemmes, le jeu étant fini à environ 75% si vous le faites au strict minimum) ? Excellente durée de vie donc pour un jeu qui peut se vanter d’apporter une grosse dose de fun et donc d’attirer les masses.

Réalisation (19/20)

En effet, l’ambiance graphique est toujours aussi délirante et l’atmosphère « toonesque » est plus que jamais omniprésente dans ce titre. Crash est toujours aussi détaillé et a été doté pour l’occasion d’une gestuelle plus comique encore (par exemple il essaye de faire du patin à glace quand il se retrouve sur une surface glissante). Côté bestiaire, on constate que de nombreux nouveaux venus font leur apparition comme par exemple des choucas, tortues, pingouins, phoques et même des orques (pas ceux du seigneur des anneaux, plutôt du genre Willy). Les ennemis déjà présents dans le premier épisode (plantes carnivores ou piranhas par exemple) ont quant à eux été améliorés et sont plus réussis que jamais. Il se dégage toujours du titre une atmosphère chaleureuse qui ne pourra qu’attirer le joueur par ses couleurs chaudes et chatoyantes, véritable régal pour les yeux. L’avantage du nouveau système de Warp Room est de pouvoir offrir une plus grande variété d’environnements, puisque vous ne serez plus cantonné à un seul endroit et pourrez par exemple aller dans l’espace ou sur une montagne glacée. Les animations de mort n’ont rien perdu de leur fun et étant donné que le nombre de façons de passer de vie à trépas a augmenté, vous aurez droit à de nouvelles animations toutes plus drôles les unes que les autres. A noter quelques petits effets sympathiques comme par exemple les oiseaux qui s’envolent à votre approche, l’image de Crash qui se reflète dans la glace ou encore les traces que vous laisserez en marchant dans la neige : autant de petits détails qui montrent le soin apporté à la réalisation par les développeurs. Le tout est toujours aussi fluide et n’est sujet à aucun ralentissement. On remarque toutefois le même défaut de caméra présent dans le premier épisode vous empêchant de revenir en arrière, même si la gestion de cette caméra est tout de même mieux géré puisque par exemple elle vous suivra maintenant dans vos sauts plutôt que de rester immobile. Mais ce petit défaut fait figure de détail sans importance en comparaison de l’aspect graphique du titre qui frise la perfection.

Gameplay (17/20)

Et le gameplay n’est pas en reste puisqu’il reprend le principe du premier opus en l’agrémentant de nouveautés assez sympathiques. Ainsi, si vous pourrez toujours sauter et tourner sur vous-même pour vous débarrasser de vos adversaires, vous serez également en mesure de « tacler », ramper, faire du patin à glace et même effectuer une attaque verticale qui n’est pas sans rappeler l’attaque Rodéo de Mario. Ces nouveaux mouvements contribuent à enrichir considérablement le gameplay qui vous permettra maintenant de venir à bout de vos adversaires d’innombrables manières. Le principe des masques qui vous permettront de vous faire toucher sans mourir a été repris (de même que la collecte de trois masques vous rendant invincible pendant une courte période) ainsi que les pommes qui vous offriront une vie supplémentaires lorsque vous en aurez obtenu cent. Vous pourrez également accéder à des niveaux bonus qui vous permettront de remplir un peu votre besace de vie qui sera parfois dangereusement proche du zéro. On remarquera également que les créateurs ont repris l’idée d’intégrer quelques niveaux spéciaux comme la classique course pour échapper à un rocher roulant ou bien la cavalcade à dos d’animal (le sanglier cédant ici sa place à un ours polaire) et même un niveau se déroulant dans l’espace en apesanteur dans lequel vous devrez vous mouvoir grâce à un jet-pack. Vous aurez aussi parfois des véhicules à piloter comme une sorte de jet-ski qui sera extrêmement délicat à diriger (parfois assez agaçant d’ailleurs). Au niveau des commandes, l’utilisation du stick analogique de la manette Dual Shock est des plus agréables et vous permettra de vous mouvoir très facilement dans cet univers en 3D même s'il manquera parfois un peu de précision. Le gameplay est donc très réussi et corrige le principal défaut de celui de son prédécesseur, à savoir le manque de richesse, en offrant un impressionnant panel de nouveaux mouvements qui vous seront très utiles tout au long du jeu.

Bande son (19/20)

Enfin, la bande son est du même acabit que celle de son prédécesseur, tout en variant un peu les musiques. Le fun est omniprésent aussi bien dans les thèmes musicaux que dans les bruitages et les dialogues dont les voix françaises sont des plus convaincantes. L’ambiance amusante du titre est donc parfaitement respectée et même amplifiée par cette bande son de grande qualité.

Conclusion (18/20)

Crash Bandicoot premier du nom était un hit et relever le défi de faire encore mieux avec cette suite n’était pas une mince affaire. Il est d’autant plus admirable de la part de Naughty Dog d’avoir relevé ce défi avec brio en nous offrant un second épisode qui corrige les principaux défauts de son ainé tout en gardant ses qualités, se hissant du même coup sur le podium des meilleurs jeux de plates-formes, juste à côté de Mario et Sonic.


Article publié le 05/08/2008 Jeu testé par Manuwaza