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Comix Zone

Section Test.


Comix Zone
01/09/1995
Edité par Sega
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Comix Zone
01/01/1995
Edité par Sega
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Comix Zone
??/??/1995
Edité par Sega
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Console: Sega Megadrive
Genre:Beat'em All
Développeur: Sega
Joueurs: Solo uniquement
Existe aussi sur: Nintendo Game Boy Advance- PC- Virtual Console WII- X-Box Live-

Photo de la boite de Comix Zone
Comix Zone, capture d'écran Comix Zone, capture d'écran Comix Zone, capture d'écran
Le phénomène d’associer jeux vidéo et bande dessinée ne date pas d’aujourd’hui. De nombreuses adaptations ont été réalisées dont celles qui reprennent plus ou moins bien les aventures de Spiderman, des X-Men ou encore de la chauve souris au slip noir… Mais certains jeux ont aussi adopté l’aspect Comics tout en inventant de nouveaux héros du neuvième art, on pense légitimement à l’excellent Viewtiful Joe. Comix Zone, sorti en 1995 sur la 16 Bit de Sega, s’intègre dans la deuxième catégorie. Relatant les mésaventures du dessinateur Sketch Turner, ce soft va emmener le joueur dans un univers haut en couleurs et digne d’une création de Stan Lee. Une des innovations que seules les années 90 ont pu voir naitre, ce jeu est dépaysant au possible et repose sur un concept accrocheur qui saura séduire les moins bédéphiles d’entre nous.

Scénario (15/20)

Tout commence à New York une nuit d’orage… jusque là c’est du déjà vu un peu cliché. Mais le manque d’originalité s’arrête là. En effet, notre héros, Sketch Turner est un dessinateur de B.D. qui aime travailler la nuit sur sa planche à dessins. Avouez qu’un dessinateur de B.D. n’est pas le type de personnage auquel on pense tout de suite pour incarner la figure principale d’un Beat’en All, on aurait du mal à imaginer Uderzo coller des mandales à tout va. C’est donc avec le bodybuildé à lunettes Sketch qui aime bien dessiner par un temps pourri que tout commence. Et comme tout héros a besoin de son méchant (bah oui autrement c’est pas un héros), le perfide Mortus, mutant créé par Sketch, décide de sortir de sa feuille pour intégrer le monde réel et enfermer notre héros dans l’univers qu’il a créé. C’est ainsi que le beau blond se retrouve enfermé entre quatre traits, devant voyager de case en case, aidé par son amie Alissa qui, elle, est restée dans le monde des humains, et surtout par son rat Roadkill qui sera une arme utile mais aussi un allié pouvant se faufiler dans les endroits les plus difficiles à atteindre. La quête commence ainsi, avec un Sketch Turner qui veut, légitimement, s’échapper de cette B.D.. La trame va se développer au cours des niveaux au travers de nombreuses bulles de dialogues héritées de ce genre littéraire.

Réalisation (18/20)

En 1995, la Megadrive vivait ses dernières heures dans les rayons de nos magasins (mais pas dans le cœur de ses fidèles), c’est pourtant cette année là que la console nous en met plein les yeux avec les graphismes époustouflants de « La Légende de Thor », « Ristar » ou encore de « Phantasy Star IV ». Eh bien Comix Zone s’intègre parfaitement dans ce mouvement en nous offrant des graphismes des plus colorés et des plus beaux qu’il ait été donné de voir sur la 16-Bits noire. Les décors représentant un New York dévasté, des égouts, une montagne tibétaine ou encore un port (et bien d’autres…) sont tout simplement splendides et méritent le coup d’œil. Certaines animations, dans le plus pur esprit Comics, viennent agréablement ponctuer l’action tels les encadrés jaunes indiquant le lieu. On verra souvent apparaitre des bulles « Paf », « Wack », « Boom » et autres onomatopées lorsque l’on portera (ou se prendra) un coup. L’animation n’est pas en reste, Sketch et ses ennemis filent comme le vent et portent des coups d’une fluidité incomparable.

Il est aussi très plaisant de voir la main du dessinateur créer les mutants en temps réel, c’est un détail qui en amusera plus d’un.

Gameplay (14/20)

La manette trois boutons est ici simplement et efficacement mise à disposition. Le bouton B sert à sauter, le A à taper et le C à changer d’objet. Clair, net, précis. Le grand blond (non non il a des chaussures noires) réagit parfaitement et on a plus l’impression de diriger un gymnaste qu’un lourdaud. De nombreux combos sont disponibles comme le coup de pied sauté ou encore le souplex issu des plus grands catcheurs. Certains points du gameplay sont même carrément hilarants et rudement bien pensés comme le fait de pouvoir arracher un morceau du fond de la case et d’en faire un avion en papier qui, une fois lancé, s’avèrera être une arme redoutable. Point fort donc. En ce qui concerne les différents items à récolter, il seront d’une grande utilité durant le périple et il faudra faire attention à ne pas les gaspiller, surtout les dynamites et autres potions. Mais le plus utile reste le fidèle rongeur Roadkill qui pourra nous tirer de pas mal de situations délicates en se faufilant là où son camarade humain ne peut pas aller. Contre un ennemi, il saura aussi se distinguer en envoyant des décharges électriques.

Quelques points faibles tout de même. Les ennemis sont assez balèzes et pas trop débiles comparés à ceux d’autres jeux de l’époque. On se régale en mettant des mandales à des ennemis qui ne se laissent pas mater facilement. Le principal problème du jeu se trouve là, on prend beaucoup de coups et les potions sont assez rares. Les boss de fin de niveau sont ravageurs et l'on n’a pas trop intérêt à les affronter sans un maximum de santé. La difficulté est donc assez mal gérée, ce qui en dégoutera beaucoup mais réjouira les plus hardcore gamer d’entre nous.

Bande son (18/20)

Tantôt groovy, tantôt jazzy ou tantôt rock la musique de fond vous entrainera tout au long de l’aventure à travers vingt morceaux dont la réalisation frôle l’excellence. Encore une prouesse technique car, on le sait tous, la petite Sega était vraiment à la ramasse en ce qui concerne le rendu des sons par rapport à sa concurrente de chez Nintendo. Les claques distribuées sont réalistes et les différentes moqueries lâchées par Sketch ainsi que les gémissements des mutants ne sont pas en reste. Il est bon de noter que les vingt musiques du jeu sont écoutables via le menu principal.

Durée de vie (13/20)

Composé de trois mondes divisés en deux niveaux chacun, le soft peut paraitre de prime abord assez court. Si l'on a déjà passé des heures à étudier tous les ennemis et tous les pièges, il est possible de le terminer en 1h30… Mais ne croyez pas y arriver si facilement, seuls les braves en sont capables, au prix de nombreuses heures de jeu et de nombreuses frustrations. On parle de frustration ici car le plus gros point faible du jeu est le fait que dès qu’on meurt, on le recommence depuis le début. Les boss étant coriaces, la barre de vie se vidant rapidement et les potions régénératrices étant rares, plus d’un joueur verra le fatidique Game Over débarquer.

Point intéressant tout de même, lorsqu’on meurt (ou que l'on finit le jeu) notre score détermine notre capacité à être un super héros, on en sera vraiment un après avoir péniblement terrassé le boss final.

Conclusion (17/20)

Mal équilibré en ce qui concerne la difficulté, ce jeu passe à deux doigts de l’excellence. S’appuyant sur un concept novateur, des graphismes de toute beauté, un gameplay aussi facile d’utilisation que complet ainsi qu’un humour omniprésent et un coté fun qui éclairera le cœur des plus mornes d’entre nous, Comix Zone est l'un des tout meilleurs jeux sortis en cette dernière année de vie de la 16-Bits de Sega. On regrettera que la fin de la console n’est pas donné un plus grand succès à ce soft qui aura dû attendre 2002 pour ressortir sur GBA mais surtout 2009 et son téléchargement sur Xbox Live pour acquérir un semblant de reconnaissance auprès du public actuel.


Article publié le 10/02/2011 Jeu testé par Icarus